adrian receanu

présentation du projet de recherche/création master

GLAsSON

 

  • Adrian Receanu: clarinette, caval, Sylphyo

 

Imaginé comme le fruit d'un travail entre les musiciens et celui de l'artiste plasticienne filmé et projeté «en direct», le spectacle se veut haut en couleurs: éphémères et fragiles. Partant d'une feuille blanche-silence originel, chaque suite musicale sera illustrée d'une œuvre visuelle représentant deux personnages-notes qui conversent malgré la frontière-portée les séparant, jusqu'à ce qu'un matin cette dernière disparraisse...

 

À ce stade de la recherche, Adrian et Andreea étudient les meilleurs façons de rendre intéligibles les douze tableaux par la force des traits et de la composition dans l'espace-temps, toujours en 2D. Adrian réfléchit à faire appel à un dramaturge pour une aide à la construction et à la fluidité de la narration.

 

Poursuivant le travail de composition d'un répertoire original pour ce projet, Adrian Receanu s'inspire des musiques de Moldavie et des influences qu'il a pu «inhaler» pendant ses vingt années à Paris. En raison du contexte sanitaire et à defaut de rencontre en face à face, il a commencé récemment une collaboration musicale via internet avec EmilCroitoru – compositeur de musique

«populaire» et auteur de nombreuses musiques entrées dans le répertoire «traditionnel».

 

Adrian continue à explorer et à découvrir les nouvelles possibilités que lui offre son caval modifié (flûte de berger roumaine). Il a pu aussi rencontrer le luthier Riccardo Von Vittorelli pour des conseils et échanges d'expériences. Ensemble, ils envisagent de développer un nouvel instrument hybride entre le caval traditionnel et la clarinetteancienne...

 

Dans le cadre de la préparation de ce projet artistique les premières rencontres à deux ont commencé et le début d'un échange des pistes audio entre les musiciens en vue d'un enrégistrement d'une maquette a eu lieu.

 

Le Musée des Instruments de Musique de Bruxelles et sa bibliothèque offrant des archives de valeur à explorer, des contacts ont été établis malgré les restrictions et un premier survol des collections a été réalisé, en attendant un accès «normal» aux espaces de travail et aux documents non-accessibles en ligne. Des ouvrages d'ethno-musicologuesmoldaves publiés fraîchement viennent compléter la réflexion et les recherches pour le mémoire.

 

Parralélement, Adrian échange par mail avec Speranta Radulescu, ethno-musicologue roumaine, fine connaisseuse del'aire culturelle de ces musiques et auteure d'une grande bibliographie universitaire sur le sujet. En effet, unenregistrement à ce jour non-identifié a attiré l'oreille d'Adrian. Il compte bien redonner vie, lors de la restitution, àdeux danses y figurant...